30 juillet 1845 : Lettre de François-Charles à Catherine Chaussegros de Léry

Résumé de la lettre

Louise Bénédicte Bongars de Vaudeleau écrit cette lettre pour François-Charles à sa belle-sœur habitant au Canada. François-Charles a été malade et il est trop faible pour écrire. Il s'inquiète de sa nièce, Catherine-Charlotte, partie de France depuis un an, et qui ne lui a pas donné de nouvelles malgré sa promesse de lui écrire.

Mots clés

Organisation sociale

Transcription


Page 1
Lettre du 30 juillet 1845, page 1

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Senlis ce 30 juillet 1845[1]

Ma chere sœur

Ayant été très malade depuis près de 4 mois, je
charge ma femme de vous écrire sous ma dicté, car mes
yeux très faibles ne me permettent pas de me livrer
a cette occupation. Et quoique très souffrante, elle-même
elle me remplace près de vous, pour vous exprimer
l’inquiétude que j’eprouve, sur vous et ma famille, ne
recevant aucune nouvelle depuis le 1er juillet, époque a
la quelle j’avois l’habitude d’en recevoir. Ma nièce est
parti d’icy il y a un an dans un etat inquiétant pour sa
santé[2], en me prométtant de m’écrire, en partant de Paris
et à son arrivée en Canada, je n’ai pas entendu parler
d’elle depuis ce tems, et je ne sais à qui m’adrésser icy
pour me tranquiliser sur son sort, de grace, ma chere sœur
répondez moi très promptement, mes vieux jours, et mes
souffrances ont besoin de consolations, et je desire au
moins les recevoir de ma famille, seul bien dont il
me réste a en attendre, je vous embrasse comme je
vous aime, et c’et de tout mon cœur.

Le Cte de Beaujeu.

Je vous embrasse aussi de tout mon cœur,
ma chere sœur, et suis aussi inquiéte que
mon mari, de votre santé, et de celles de vos
chers enfants[3].


P03/A.294, Fonds De Beaujeu, Centre d'histoire La Presqu'île

Notes

  1. Près de sept années séparent cette lettre et la lettre précédente du 3 septembre 1838. Comme François-Charles mentionne avoir l'habitude de recevoir des nouvelles au mois de juillet, il est probable qu'il ait aussi écrit régulièrement pendant toutes ces années mais ces lettres, sans doute perdues, ne se trouvent pas dans le fonds De Beaujeu.
  2. La nièce de François-Charles, Catherine-Charlotte, a effectué un voyage en Europe en 1843-1844. Nous savons qu'elle se trouvait à Londres en septembre 1843 et à Paris en mars 1844, grâce à de la correspondance conservée dans le fonds De Beaujeu.
  3. Cette lettre est de la main de l'épouse de François-Charles, Louise Bénédicte Bongars de Vaudeleau, qui la termine en écrivant un mot personnel à sa belle-soeur.
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