4 mars 1837 : Lettre de François-Charles à Catherine Chaussegros de Léry

Résumé de la lettre

François-Charles écrit à sa belle-sœur Catherine Chaussegros de Léry habitant au Canada. Il attend de ses nouvelles et l'on comprend que sa situation financière étant toujours précaire, il attend aussi de l'argent. Il lui parle de l’épidémie de grippe qui sévit en France et s'offusque que sa nièce ait signé la lettre qu’elle lui a adressée de son nom de jeune fille.

Mots clés

Organisation sociale, maladies

Transcription


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Lettre du 4 mars 1837, page 1

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Ma bonne sœur

Je ne veux pas laisser partir ma réponse à une
lettre que j’ai reçue de ma niece; sans vous
demander de vos nouvelles que j’attends non
seulement avec les sentimens d’une âme qui vous
est dévouée; mais encore dans l’espoir qu’elle nous
apportera quelqu’allégement à notre facheuse
position qui, devient de jour en jour, plus
pénible, depuis que l’âge et les infirmités nous
font éprouver avec plus de forces, les privations
auxquelles nous sommes soumis depuis
( surtout ) ces six dernieres années. Ah!
que deviendrons nous donc sans votre noble
et sensible conduite à notre égard?

La France entiere se trouve depuis un mois
sous l’influence d’une maladie que l’on nomme
grippe; mais elle n’est pas cependant aussi
pernicieuse dans ce païs, qu’elle l’a été en Angleterre[1].


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Lettre du 4 mars 1837, page 2

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Ma niece n’ayant pas signé sa lettre
du nom de son mari; j’ai pensé qu’il était
plus dans l’ordre, de lui adresser ma réponse
sous votre couvert[2].

Adieu, ma bonne sœur, rappellez nous au souvenir
du paresseux Georges[3], et croyez nous toujours
aussi reconnaissant que je vous suis attaché.

Votre frère le Cte de Beaujeu.

P.S.
Ma femme dont la santé n’est pas
meilleure que la mienne, me charge
de vous présenter ses tendres sentiments.

A Chamant ce 4 mars 1837.


P03/A.289, Fonds De Beaujeu, Centre d'histoire La Presqu'île

Notes

  1. L'épidémie de grippe de 1837 dont parle François-Charles semble avoir commencé en Suède et au Danemark en 1836. À la fin de cette même année, elle sévit à Londres où elle atteint son summum au début de janvier 1837. À Paris, elle débute en janvier et atteint son summum début février.
  2. Nos recherches ne nous ont pas permis de découvrir pourquoi Catherine-Charlotte signe de son nom de jeune fille. C'était pourtant mal vu en cette époque. François-Charles s'en offusque et lui répond par l'entremise de sa mère comme si sa nièce n'était pas mariée.
  3. François-Charles juge son neveu paresseux puisque celui-ci ne lui écrit pas aussi souvent qu'il le voudrait.
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