29 janvier 1829 : Lettre de François-Charles à Saveuse

Résumé de la lettre

François-Charles écrit de Chamant à son frère Jacques-Philippe Saveuse de Beaujeu qui est à Paris. Il lui confirme que les 600 francs sont arrivés chez madame Delafosse et que cet argent est un vrai secours de la providence. Il lui dit comprendre que la saison d’hiver les empêche de se voir et qu’il n’est pas équipé pour bien les accueillir dans sa bicoque.

Mots clés

Organisation sociale, activités sociales

Transcription


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Lettre du 29 janvier 1829, page 1

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Chamant ce 29 janvier 1829.

Je viens, mon ami, de recevoir une lettre de Mme
Delafosse qui, m’annonce que les six cents francs
que tu as remis à Mr Dupont[1], sont arrivés chez
elle, et par conséquent à ma disposition. Je vais donc
les envoyer chercher, car jamais argent ne m’a été plus
nécessaire. Les dépenses que j’ai faites cette année,
me font envisager cette somme, toute modique qu’elle
est, comme un vrai secours de la providence.

Je t’aime trop, cher frère, pour t’engager, dans une
saison aussi dure, à venir partager notre affreuse
bicoque, car c’est bien assez de souffrir seul, sans
associer à ses peines les êtres qui vous sont chers.
Ainsi donc, mon ami, je me résigne, malgré ta
longue absence, à retarder le plaisir de te voir;
dans l’espoir cependant, que nous approchons
de l’heureuse époque où je pourrai te serrer dans
mes bras, ainsi que ta chère famille[2].

Ménage ta santé cher frere, puisque tu parais
ne pas en être satisfait, pourquoi te trouvant
à la source des secours, n’en profiterais-tu pas?


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Lettre du 29 janvier 1829, page 2

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La santé de ma femme continue d’aller de mieux
en mieux, malgré les tems affreux que nous venons
d’éprouver, la belle saison, je l’espère, y mettra la
derniere main. Elle me charge d’une infinité de
choses aimables pour toi et les tiens, et partage
bien sincèrement mes regrets, de n’avoir pas un
gite plus commode à t’offrir.

Adieu, mon ami, rappelle moi au souvenir
de ma sœur[3], de vos enfans, que j’aime, comme
tu les aime.

Toujours à toi,

Le Cte de Beaujeu


P03/A.270, Fonds De Beaujeu, Centre d'histoire La Presqu'île

Notes

  1. Nous avons peu d'informations sur cette dame Delafosse et ce monsieur Dupont, si ce n'est qu'ils étaient frère et soeur et que madame vivait à Senlis.
  2. Cette lettre est adressée à Monsieur de Beaujeu, Hotel de Champagne, rue du Dragon, no 27, à Paris. La famille semble donc être de retour dans la capitale.
  3. François-Charles emploie le terme sœur en parlant de sa belle-sœur.
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