3 février 1804 : Lettre de Joseph-Dominique-Emmanuel à François-Charles

Résumé de la lettre

Joseph-Dominique-Emmanuel Le Moyne de Longueuil écrit de Montréal à son neveu François-Charles de Beaujeu. Il n’a reçu aucune nouvelle de lui depuis qu’il est retourné vivre en France. Il l’informe que son correspondant à Londres va tenter de retrouver sa trace. Il l’informe également du décès de sa mère, Geneviève Le Moyne de Longueuil, et lui rend compte de la vente peu profitable de la seigneurie de l’île aux Grues. Il ajoute enfin qu’il agit à titre d’exécuteur testamentaire et de curateur pour défendre ses intérêts dans la succession de sa mère.

Mots clés

Activités économiques, relations familiales

Transcription


Page 1
Lettre du 3 février 1804, Joseph-Dominique-Emmanuel à François-Charles, page 1

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Mons[ieu]r de Beaujeu Faubourg St Ant[oine] Montreal 3eme février 1804

Mon cher neveu,

J’ai reçu depuis votre départ de Londres pour France
qu’une seule lettre de vous du mois de mars de Rouen où
vous me marquez que vous attendiez à tout instant votre
amnistie malgré que vous aviez des personnes qui cherchoient
à vous obliger pour vous la faire obtenir, mais que vous ne
l’aviez pas encore reçu, ce qui vous empêchoit de finir vos
affaires; je vous ecris cette lettre à la bonaventure par le
Capt[aine] Hugh McDonald qui s’en va recueillir une
Succession de la mort de Mad[ame] Johnston demoiselle de
Brouague qui est morte à Wallich femme du général
Johnston de l’artillerie, je l’ai prié de tâcher de vous
découvrir dans quelque endroit. Malgré cela je l’adresse
à mon correspondant qui sçaura peut-être où vous êtes, si
vous lui avez écrit.

Je vous annoncerai avec peine
que vous avez perdu votre pauvre mere le 26eme de decembre
1803 à l’Hôtel-Dieu de Montreal. Elle avoit vendu sa
Seigneurie le 21 decembre 1802 deux mil cent louis en
Quatre ans de payment à Mons[ieu]r McPherson. Je vous
annonce qu’il y a beaucoup de dettes, il vous revient
cent louis chacun, c’est tout ce que vous pouvez vous atten-
dre, je vous mêts cela à peu près car rien n’est encore
fini. Elle m’a nommé son exécuteur testamentaire, et
j’ai été nommé par la cour curateur pour prendre vos
intérêts en votre absence. Lorsque je saurai où vous êtes
je vous ferai un autre détail, tout le reste de la famille
jouissent d’une bonne santé et vous font leurs compliments
ainsi qu’à votre cher fils lequel je vous prie d’embrasser
pour moi et je finis en me disant.

Votre cher oncle


P03/J.51, Fonds De Beaujeu, Centre d'histoire La Presqu'île

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