12 août 1801 : Lettre de Joseph-Dominique-Emmanuel à François-Charles

Résumé de la lettre

Joseph-Dominique-Emmanuel Le Moyne de Longueuil répond de Québec aux lettres de son neveu François-Charles de Beaujeu (émigré à Londres) datées du 1 avril et du 12 juin 1801 . Il lui annonce qu’il lui envoie 200 livres pour lui permettre de rentrer en France et lui donne des nouvelles sur la situation et la santé de ses parents.

Mots clés

Réalités économiques, relations familiales

Transcription


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Lettre du 12 août 1801, Joseph-Dominique-Emmanuel à François-Charles, page 1

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Mons de Beaujeu Lainée. Quebec le 12e aout 1801

Mon chére de Beaujeu,

J’ai rèpondue a ta lettre du 1er d’avril le 12me de juin
que je pense que tu est au moment de recevoir, je t’annoncést par
cette lettre que j’alois travaliez a te satisfaire sur la demande que
tu me fais, je souhaite que tes projets peuvent reûsire, je pense que
les propositions que je t’avois fait, a mon idée étois plus favorable que ce
que tu vas entreprendre, tu est d’age a faire tes rèflection, en conséquence
je t’envois une traite de deux cent livre sterling, je te prèvien que
sais la derniere que je te ferez passez, il nést pas naturel que je
soeyent dans le cas de me gèner, pour satisfaire toute la famille,
cest a tois prèsentement a prendre tes prècautions, je te prévien
que ton frère Saveuse ma marquée de joindre a la lettre d’echange
douze louis quil tenvoye, ne pouvant en faire plus, le toutes
est compris dans la dite lettre. Tu recevras aussi deux de ses
lettre, je profite de la frégade qui escorte le convoi de bléd
la prèmiere sera dedant, et la seconde dans le Capt. Boyd.

Je vois que nous pouvont perdre èspérance de vous voire
en consèquence je te souhaite beaucoup de réusite dans tes en-
treprise, embrasse ton chere fils pour moi, je l’engage a profiter
dans son éducation, et a prendre de bon principe, le moyen
de le faire, ces de voire bonne compagnie, et de fuir les mauvaise.

Ton père et ta mère jouise d’une assez bonne santée, le
bonhomme a pris le dessus, je desire quil puisse prolongée sa
carrière, sa demie paye le fera toujour vivre. Pour ta mère
je ne sçais ce quil la soutien, elle na que la peau sur les os, il
ny a que la vivacité qui la soutien. Tes frère et sœur jouise
d’une bonne santée, l’augmentation de famille vien de
toute part, car la derniere mariez va bientôt en produire.

Je n’ai rein de nouveau a te marquer, aucune
nouvelle ne transpire, je je ne scai ci elle sont bonne ou mauvaise.
Je finis en te souhaitant une bonne santée et a ton chere
fils, et de me croire bien sincerement ton chere oncle


P03/J.50, Fonds De Beaujeu, Centre d'histoire La Presqu'île

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