18 juillet 1767 : Lettre de Doutreleau à Joseph-Dominique-Emmanuel

Résumé du document

Dans cette lettre, Jean Doutreleau, procureur français de Joseph-Dominique-Emmanuel, écrit à son client au Canada pour le tenir au courant de ses affaires en France. La signature requise pour la procuration envoyée par JDE lui pose problème puisque celle-ci doit être authentifiée. Doutreleau raconte à JDE les démarches qu'il a dû faire pour la faire approuver. Pour recevoir sa rente militaire, JDE doit produire, tous les six mois, un certificat de vie. Ce document, exigé par le gouvernement français, se doit d'être certifié par les autorités du Canada puisqu'il est la preuve que le militaire est encore en vie.

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Activités économiques

Transcription


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Lettre du 18 juillet 1767, Doutreleau à Joseph-Dominique-Emmanuel

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Jay bien recu, Monsieur, les deux lettres que vous
m’avés ecrites de Londres. Jay envoyé sur le champs
celles pour M[onsieur] Lau[rent Tonellier] et autres, votre derniere
contenon en outre une procuration qui m’a bien fait
courir, le secretaire d’ambassade m’a dit qu’il ne
pouvoit pas certifier des signatures qu’il ne connoissoit
pas mais que si son notaire vouloit les certiffier, il
les certiffieroit. Jay eté prier Bricault d’y venir
avec moy cequ’il n’a pas voulu faire. Jay eté obligé
d’aller chez le notaire de M. Portin qui luy a ecrit
qu’il pouvoit certiffier les signatures veritables
ce qu’il a fait, et sans perdre de temps. Je vous
renvoye la d[ite] procuration que j’aurois souhaitté
que vous en eussiés envoyé plutôt et par duplicata.
Je souhaitte que vous les receviés promptement
et que vous terminies vos affaires promptement,
et a votre satisfaction afin que nous ayons
bientôt le plaisire de vous revoir.
Je ne vous diray rien de vos affaires, car
il n’y a rien de nouveau depuis votre depart.


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Lettre du 18 juillet 1767, Doutreleau à Joseph-Dominique-Emmanuel

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Je compte recevoir bientôt les 6 d[erniers] mois de 1766 de
votre rante de 900 #, a l’egard de ce qui peut vous revenir
de M. de Bienville <de ses trois mois> de rante viagere que de ses
pansions, cela ne sera payé que vers la fin de
l’année.

Je vous ay recommandé de m’envoyer un certifficat
de vie par des juges et legalizé par un gouverneur.
N’y manqués pas, car ils feroient des difficultés, et ne
payeroient pas. Ce n’est pas qu’ils payeront cela
avant le mois de juilliet de l’année prochaine, et
que vous pouriés etre a Paris pour la recevoir.
Il faut que vous fassiés faire vos certifficats dans
les mois de janvier et juilliet si vous ne venés
pas l’année prochaine.

Je souhaitte que vous trouviés à vous dedomager
en Canada des Beautés que vous avés laissé icy
et qui se desespereront si vous ne revenés promptement.
Jay l’honneur d’etre avec les sentiments
d’estime et d’amitié les plus sincers, Monsieur
votre humble et tres obeissant serviteur

Doutreleau

Paris ce 18e juillet 1767

<Je vous prie de faire de ma part bien des amitiés a M. Porlier
que je remercie bien des vizons qu’il a eû la politesse de m’envoyer.
Si quand vous reviendrés vous pouviés m’en apporter une vingtaine de bien noirs et grands vous
me feriés plaisir.>

<Quand vous m’ecrirés si vous m’adressés
des lettres pour quelqu'un, tachés
ne ne pas mettre
d’envelope car
les ports de lettres
d’Angleterre son
[recineux]
Mad. Lau[raine]
a été enchantée
de votre souvenir>


P03/H.019, Fonds De Beaujeu, Centre d'histoire La Presqu'île

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