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P121 Fonds Pierre Patry

P121 Pierre Patry. – [1946-2014]. – 3,85 m de documents textuels – 2452 documents iconographiques. – 4 plans. – 56 :19 images en mouvement. – 64 :00 enregistrements sonores. - 1 album souvenir. – 5 imprimés. – 7 coupures de presse. – 29 objets. – 697,11 Mo de documents numériques (420 fichiers et 7 dossiers). – 2804 Ko de documents numériques (12 fichiers).

Notice biographique

Figure de proue du cinéma québécois, Pierre Patry naît à Hull en 1933. Au cours de sa carrière, il œuvre dans le domaine des arts, de la culture, des communications et de l'éducation à distance.

Après avoir complété des études classiques à Hull et Montréal et des études en philosophie à l'Université d'Ottawa, Pierre Patry débute, en 1950, sa longue carrière professionnelle à la station radiophonique CKCH-Hull, station privée appartenant au journal Le Droit, en tant qu'annonceur et réalisateur. Il œuvre au même moment à CBOT-CBOFT, la chaîne télé de Radio-Canada à Ottawa, où il est nommé premier annonceur francophone. Parallèlement, il fonde, en 1952, sa troupe de théâtre Les Dévôts de la Rampe. Avec son équipe, Pierre Patry réalise et produit près de 325 radio théâtres pour la station CKCH et met en scène, adapte et joue des pièces de Molière, Racine, Corneille, des Vaudevilles et de type Boulevard. Également, il participe durant les années 1950 à la fondation de l’Association canadienne de théâtre amateur. C'est d'ailleurs à cette époque qu'il rencontre celle qui deviendra son épouse, Agathe Guitor (Gabby Sylvain), connue dans le milieu théâtral, de l'enseignement de l'art dramatique et en tant que directrice adjointe de l'École secondaire Vaudreuil durant plusieurs années. Quatre enfants naissent de cette union : Johanne, Stéphane, Sylvain et Marc. La deuxième fille de Pierre Patry, Nathalie, naît d’une seconde union.

En 1957, Pierre Patry délaisse peu à peu le théâtre et se lance dans l’aventure cinématographique. À la demande de son ami Claude Jutra, il entre à l’Office national du film (ONF) où il travaille comme scénariste, assistant-réalisateur puis réalisateur, principalement sur des courts et moyens métrages documentaires. On lui doit, entre autres, Germaine Guèvremont, romancière (1958), Les petites sœurs (1959) et Petit discours de la méthode (1962). Le jeune réalisateur quitte l'ONF en 1964 et fonde, avec Jean Roy, une compagnie de production cinématographique, Coopératio. L'objectif de ce regroupement associatif est de créer des productions cinématographiques privées, indépendantes et de factures commerciales populaires. Portant plusieurs chapeaux à la fois, Pierre Patry produit, scénarise, réalise et dirige des artistes comme Jean Duceppe, Yves Létourneau, Yvon Deschamps, Andrée Boucher, Guy Godin, Henry Deyglun, Andrée Lachapelle, Geneviève Bujold, Pauline Julien et Gérald Godin, sans tous les nommer. Il collabore également avec les réalisateurs Jean-Claude Lord et Michel Brault. L'équipe de Coopératio adapte, entre autres, le roman d'Arthur Lamothe en 1965, Poussière sur la ville, celui de Michel Brault en 1966, Entre la mer et l'eau douce et celui de Michel Jasmin en 1964, La corde au cou. Coopératio produit ainsi plusieurs films considérés aujourd’hui comme des pierres angulaires du cinéma d'avant-garde québécois. Cependant, les problèmes financiers de la compagnie et la concurrence que leur portent les grandes institutions amènent sa fermeture définitive en 1972.

Vers la fin des années 1960, le producteur-réalisateur n'hésite pas à entreprendre deux carrières de front. En 1967, il est engagé en tant que directeur du Centre Culturel de la Cité-des-Jeunes de Vaudreuil. Cette institution d'enseignement est le premier campus québécois qui regroupe une école secondaire, des bâtiments d'enseignement techniques, un centre culturel, une bibliothèque, un aréna, une usine-école de filtration des eaux usées et un centre sportif. Ce projet, inauguré en 1964, est celui de Paul Gérin-Lajoie, alors ministre de l'Éducation sous le gouvernement de Jean Lesage. En plus de diriger l'aspect culturel, Pierre Patry anime plusieurs événements et donne des conférences dans différentes écoles et universités.

En 1973, Patry quitte Vaudreuil pour la capitale nationale. Il fait son entrée au ministère des Communications, à la Direction générale des communications gouvernementales (DGCG), où il occupe un poste de conseiller en communication interne. Il collabore également au projet de la Place du Citoyen à Hull, travaille avec le ministère des Affaires culturelles et auprès de la compagnie Télécâble Vidéotron en tant que conseiller consultant.

De 1976 à 1992, le créateur œuvre dans le réseau de l'Université du Québec, notamment dans le domaine international. Il se joint d'abord au siège social de l'UQ comme directeur de la coordination à la vice-présidence aux communications avant de mettre sur pied et de diriger, à partir de 1984, le Bureau de la coopération extérieure à la Télé-université. Visionnaire des communications, un des instigateurs du Canal Savoir, Pierre Patry est un intervenant de premier plan dans le domaine de la télévision éducative. Il développe de nombreux réseaux institutionnels et internationaux d'éducation à distance comme le Centre international francophone de formation à distance (CIFFAD), le Consortium-réseau d'éducation à distance des Amériques (CREAD), ou encore la Concertation mondiale des réseaux d'enseignement à distance (COMRED).

Pierre Patry est l'auteur de plusieurs publications. Il prononce maints discours en plus de donner des conférences à travers le monde dont les principaux thèmes portent essentiellement sur la réappropriation et la réhumanisation de la technologie, le réseautage, la formation à distance et les perspectives internationales. Communicateur reconnu, il devient, en 1994, consultant pour les Nations Unies et pour la Lybie. De 1995 à 2000, bien qu'il se soit retiré du monde actif, il préside toujours des associations et des tables de concertation. Il décède en juin 2014, à l'âge de 81 ans, laissant dans le deuil sa nombreuse famille et plusieurs amis.

Portée et contenu

Le fonds Pierre Patry retrace la vie personnelle et les activités professionnelles de son créateur comme annonceur à la radio et à la télévision, homme de théâtre, scénariste, réalisateur, producteur, fondateur et directeur d'une compagnie de production cinématographique, animateur socioculturel, coordonnateur, conseiller, communicateur et conférencier. De manière générale, le fonds témoigne, entre autres, de l'époque des radio-théâtres, de l'industrie du cinéma québécois des années 1950 et 1960, du développement des réseaux et des partenariats de formation à distance aux niveaux national et international et de la première chaine de téléenseignement au monde.

Le fonds se compose de documents textuels tels que de la correspondance personnelle et professionnelle, des cartes de vœux, des diplômes, des notes de cours, de documents relatifs à la production de films et aux projets soumis, des scénarios, des synopsis, des documents comptables, les différents aspects de sa carrière professionnelle, l'organisation et sa participation à des activités de communication, de textes, de résumés, des rapports. Des documents photographiques illustrant les membres de sa famille, ses amis et ses voyages complètent les documents textuels.

Source du titre composé propre

Le titre du fonds est basé sur son créateur.

État et historique de la conservation

Dans l’ensemble, les documents du fonds sont en bon état. Cependant, une partie d’entre eux ont été numérisés et éliminés dû à une contamination aux moisissures. D’autres sont conservés dans des sacs hermétiques par précaution puisqu’ils ont été en contact avec les documents contaminés. Certains documents sont également fragiles et demande d’être manipulé avec soin. Le Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges a acquis le fonds de la succession par l’entremise de Johanne Patry, en grande partie, de juillet à octobre 2014.  Des ajouts ont été effectués le 14 janvier 2015 et le 20 janvier 2016.

Langues des documents

La majorité des documents sont en français et en anglais. Quelques lettres sont en italien. Il y a un certificat en arabe. On trouve aussi du grec, du latin, de l’espagnol et du chinois.

Autres formats

Les séries A, B, C, D et E contiennent des documents numérisés. Vous pouvez les consulter en allant sur le poste public. Demandez plus d’informations à l’archiviste.

Instrument de recherche

Répertoire numérique détaillé

Conditions et restrictions

Les conditions générales s’appliquent. Aucunes restrictions

 

 

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